« Catholiques en Campagne » sur le front des municipales ! Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par CeC   
09-11-2007
elections.jpgCe titre peut paraîtreagressif. Tel n’est pas le but. Il signifie simplement que« Catholiques en campagne » veut faire entendresa voix au cours des élections municipales. Et il n’est pasexagéré de considérer que toute consultationélectorale est un combat et la ligne partageant lesbelligérants s’appelle front. L’échéance estproche : les 9 et 16 mars 2008. Si nous ne sommes pas en retard,nous ne sommes pas non plus en avance. Aussi, convainquons-nous etpartons.

 

Il faut d’abordanalyser le terrain. Quelques chiffres. En France, il y a 36 560communes. Ainsi, on dénombrera plus de 36 000 scrutins,urnes et …chances d’être élus. Sachant que lesconseils municipaux ont au minimum 9 conseillers et au maximum 163(moyenne générale 19), la France comptera, au printemps2008 : 501 598 conseillers nouveaux ou réélus.Cela fait de la place pour occuper une chaise, ou un fauteuil, auxréunions de conseils ! La France ressemble à unegrande agglomération constituée de communes de moyenneimportance.

Notre pays en possède trois fois plus que laplupart des membres de l’Union européenne. Comme notrepopulation n’est guère plus élevéequ’ailleurs, il faut donc en conclure que les communes françaisessont d’une taille … rurale : environ 1500 habitants enmoyenne. Cette taille donne aux élections une dimensionhumaine. Une liste exclusivement politique et partisane apparaîtici et là superflue ; avec 19 conseillers municipaux àélire, cela constitue un obstacle surmontable.

Toutes ces donnéeschiffrées donnent matière à réflexion. Lecombat est possible, puisque l’objectif est accessible. Il seratoujours réaliste d’envisager l’entrée dans unconseil municipal d’un conseiller catholique. Cette certituderéconfortante doit être un stimulant pour que lescandidats à l’élection ou à la réélectionsoient nombreux. Cela est d’autant plus réconfortant que letravail à effectuer est à la portée de tous etles fruits à récolter sont réels et moinsnégligeables qu’on ne le pense.

 

Car quels sont cesfruits et ce travail ? Là où le conseillercatholique est placé, il est en mesure de s’opposer àdes projets, des interventions, des demandes de subventions qui nesont pas conformes -au minimum- à la morale naturelle. Ceux-cine manquent pas : entre des halloween païens, des concertsdécadents, des expositions scandaleuses, des salons ditsérotiques, le terrain à nettoyer est vaste. Mais,évidemment, il ne s’agit pas de concentrer son action surune opposition systématique, il faut aussi proposer. Uneposition négative aura d’autant plus d’écoute sielle est suivie ou précédée d’une avancéepositive. Les commissions communales sur l’action sociale,culturelle et autres offrent des horizons pour agir. La participationactive à l’élaboration du budget, le suivi desdépenses, font partie des postes stratégiques àoccuper. La connaissance de prises de position d’élus locauxsur quelques sujets précis permet, à coup sûr, demieux adapter une stratégie d’opposition ou de proposition.Or, cette connaissance s’acquerra plus facilement et plusefficacement à partir de fonctions occupées au seind’un conseil municipal.

 

Comment « Catholiquesen campagne » va-t-il monter au créneau ?

De trois manières :

  1. constitution d’un réseau de candidats (et candidates) à l’élection ou à la réélection. Ce réseau sera un lieu d’échange de conseils et de connaissances ;

  2. utilisation d’un site internet d’informations et de réflexions ;

  3. organisation de stages courts, de journée(s) de formation, voire plus tard, d’universités d’été.

A ces trois cheminsdéfrichés par « Catholiques en campagne »,pourront s’en ajouter d’autres. Rien n’est figé, limité…« Catholiques en campagne » attend toutes lespropositions. « Catholiques en campagne »entend aussi travailler avec toutes les associations qui ont le mêmebut.

En conclusion,posons-nous la question suivante ; est-il normal que la voix desCatholiques soit si peu entendue dans les conseils municipaux alorsqu’elle peut l’être et qu’elle doit l’être ?La Cité et la Famille sont l’humus pour une renaissancecatholique.

 
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Collectif « Catholiques en Campagne »   14 rue Charles V   75004 Paris