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Dieu est l’auteur de toute vie humaine et lui confère ainsi un caractère sacré qui commence dès la conception et se poursuit jusqu’à la mort.Il n’appartient donc, ni aux hommes, ni à la société, de se substituer à Dieu en tout ce qui concerne la vie humaine.
Il ne leur appartient pas de s’opposer à la conception d’un nouvel être humain, et si cette conception est constatée, d’interrompre le développement de cette nouvelle vie par quelque procédé d’avortement que ce soit.
Il ne leur appartient pas plus de décider du moment du décès d’une personne sans pour autant solliciter et persévérer dans l’acharnement thérapeutique.
Il est du devoir des parents d’offrir à l’enfant nouveau-né les meilleures conditions de vie et de lui permettre de s’épanouir physiquement, affectivement, intellectuellement et moralement.
Ils ont le souci de le maintenir en bonne santé et lorsqu’ils ne sont pas en mesure de le soigner s’il tombe malade, ils doivent pouvoir compter sur le secours du corps médical.
La société civile a pour mission d’aider les parents, de mettre à leur disposition les moyens et secours subsidiaires que la cellule familiale ne peut ni posséder, ni utiliser.
En matière de santé, le secours médical doit s’étendre à toute personne quels que soient son âge et sa condition sociale. Le corps médical a une obligation de soins sous peine d’être accusé de non assistance à personne en danger, mais il n’a pas une obligation de résultats dès lors qu’il aura tout fait pour rendre sa santé au malade.
| Hervé Messager, masseur kinésithérapeute : " Vincent Humbert n'est pas mort dans la dignité " |
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| Écrit par Jean-Marie Lagarde | |
| 02-12-2007 | |
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A l'occasion d'un téléfilm diffusé lundi prochain, 3 décembre, sur TF1, consacré à « l'affaire Vincent Humbert », Hervé Messager, son kinésithérapeute, dit vouloir « rétablir certaines vérités », quatre ans après la mort, par euthanasie, du jeune accidenté. Hervé Messager a soigné pendant presque deux ans Vincent Humbert au centre héliomarin de Berck-sur-Mer. Pour lui, l'état du jeune homme a été « déformé ». « Profondément, je ne crois pas qu'il avait envie de mourir. » Pour raconter sa version des faits, Hervé Messager a envoyé un DVD, assorti d'une lettre témoignage à des députés, sénateurs et journalistes. Ce DVD a été financé par SOS Fin de vie. Nous reprenons ci-après les extraits du témoignage d'Hervé Messager cité sur le site www.genethique.org : « Ce qui m'a le plus révolté dans l'avalanche médiatique, c'est la répétition en boucle d'une multitude de mensonges. Tous les médias ont repris ces inepties comme s'ils n'avaient aucun souci de vérifier la vérité. Vincent n'était pas tétraplégique. Aucun médecin n'a dit à Marie que son fils avait une lésion de la moelle épinière. Vincent n'était pas aveugle même s'il ne voyait pas bien. Vincent n'avait pas de perfusion » (...) « Vincent, pour ceux qui l'ont connu et véritablement aimé, n'est pas mort dans la dignité. » « La disparition forcée de Vincent Humbert a été chez nous à Berck un cas unique dans l'histoire de notre hôpital. Mais elle a fait naître beaucoup d'angoisse ici et, j'imagine, ailleurs. »(...) « Pourquoi avoir tué Vincent ? S'il y a une logique à cette mort, on devrait admettre qu'il y a, dans notre hôpital, des centaines de patients de plus qu'il faudrait tuer ! Si on commence à tuer pour ça, mais on va finir par tuer tous ceux qui entrent à l'hôpital. Et ceux qui survivent sans progrès au bout de deux ans, qu'est-ce qu'on en fait ? Doit-on les achever ? » « Au nom de la vérité et de l'amitié, j'ose vous dire que Vincent avait encore plein de choses à vivre. Il y a aujourd'hui, dans nos hôpitaux, beaucoup de Vincent qui sont dans des situations dix fois pire que lui. Et les familles veulent que leur proche continue à vivre. Même le patient, quand il peut s'exprimer, veut continuer l'aventure de la vie. Il y a certes, des jours, des moments de dépression. A nous, personnel soignant, de les soutenir, on est là pour cela. Mais il nous faut un climat de confiance. »
Les médias avaient pourtant présenté Vincent Humbert comme étant soi-disant devenu aveugle et paraplégique à la suite d'un accident de voiture. Sa mère, Marie Humbert, lui avait injecté une dose de barbituriques qui l'a plongé dans le coma et le Dr Chaussoy avait alors décidé de débrancher le respirateur artificiel du jeune homme puis de lui administrer une dose de produit létal, entraînant son décès par arrêt cardiaque. Le tribunal chargé de juger le cas Humbert avait alors prononcé un non-lieu. La vérité finit toujours par se savoir. Afin de contrer les chantres de la culture de mort il n'est pas inutile de rappeler que c'est Hitler qui fut le grand précurseur en la matière puisqu'il légalisa l'euthanasie par un décret en 1939 instituant « l'habilitation de certains médecins à accorder la délivrance par la mort aux personnes qui, dans les limites du jugement humain et à la suite d'un examen médical approfondi, auront été déclarées incurables. » Il est donc grand temps de se mobiliser pour défendre ce qu'il reste du droit fondamental à la vie inscrit dans la loi naturelle et même notre constitution.
Merci à Hervé
Messager d'avoir enfin rétabli la vérité. |
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Collectif « Catholiques en Campagne » 14 rue Charles V 75004 Paris