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Regard chrétien sur...

Economie et mondialisation

Economie : science de l’utilisation des richesses utiles à la société. Elle est l’exercice de l’autorité des hommes sur les choses.

Relations du pouvoir économique et du pouvoir politique

La relation économique s’exerce au sein des relations politiques qui lui donne ses lois. mais le pouvoir politique doit permettre à l’économie de s’exercer librement dans le cadre de la loi protectrice du bien commun et sans porter atteinte au pouvoir créateur de l’autorité économique.

L’économie est le produit de la libre initiative des individus.

Il n’appartient pas à l’Etat de régenter la vie économique, mais de l’aider, non de l’absorber.

De même, il n’appartient pas au pouvoir économique d’exercer une influence exagérée sur la vie politique en cherchant à la diriger ou à l’absorber.

Mondialisation

Le développement des moyens de communication et de transport, le besoin accru de matières premières, la diversification des sources d’énergie ont élargi le champ des échanges commerciaux, amenant les entreprises à étendre leur sphère d’activité très au-delà de leur marché national ou continental.

Pour que ces relations commerciales soient de nature à favoriser les relations entre les peuples, elles doivent s’établir sur la base de prix justes de façon à ne défavoriser ni celui qui vend ni celui qui achète. Elles ne doivent se faire ni au détriment des mains d’œuvre locales, ni à celui des mains d’œuvre des pays fournisseurs. Elles doivent être un facteur de prospérité pour chacun des partenaires.

Elles ne doivent en aucun cas dégénérer en exploitation de peuples sans défense devant l’appétit d’entreprises économiques puissantes.

Mission des organismes internationaux

Il appartient aux instances internationales (Organisation Mondiale du Commerce, Fonds Monétaire International…) de définir des règles de négociation justes, de veiller à leur application et d’intervenir lorsqu’elles sont transgressées au nom d’un libéralisme sans frein et que celui-ci est de nature à amplifier la domination des nations riches sur les nations moins favorisées.

Airbus et le dollar Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Georges Tartarin   
21-12-2007

airbus.jpgLe président d’AIRBUS, Thomas Enders, a récemment déclaré devant les syndicats allemands que la baisse du dollar va contraindre le groupe à délocaliser et à « s’installer en zone dollar ». On nous vante la technologie de pointe franco-allemande, et voilà une démonstration de plus que ce n’est pas en misant tout sur l’exportation que l’on crée des emplois en France.

En fait, AIRBUS se trouve en difficulté pour deux raisons : d’une part parce que les contrats de vente sont rédigés en dollars (qui se déprécient régulièrement) alors que le coût de fabrication se chiffre en euros, d’autre part parce que la main d’œuvre européenne est évidemment plus chère qu’une main d’œuvre asiatique. Cette réalité soulève deux questions : comment se fait-il que les clients paient les Airbus en dollars et non en euros ? Et y a-t-il une solution qui permettrait d’éviter les délocalisations ?

Il est difficile de répondre à la première question : est-ce une incompétence des vendeurs ? Ce serait étonnant. On pense plutôt à une forme de soumission aux intérêts américains. Et le problème continuera à se poser tant que les USA imposeront la monnaie américaine dans les échanges internationaux. Il existe une seule solution pour empêcher qu’un Etat capte la richesse des Etats en dévaluant régulièrement sa monnaie, c’est le rétablissement de l’étalon or.

Quant à la deuxième question, le problème ne se poserait pas si la préférence communautaire était rétablie, en conformité avec une vision subsidiaire de l'économie.

 
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Collectif « Catholiques en Campagne »   14 rue Charles V   75004 Paris