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La prise en compte et l’étude des questions sociales ressortent de l’application des principes de justice commutative (transaction de personne à personne ou de groupe à groupe) et de justice distributive (répartition des biens à des ensembles de personnes).
Elles portent sur :
les conditions physiques, intellectuelles et morales de l’exercice du travail ;
la protection sociale des travailleurs (contrats d’embauche, garantie de l’emploi, prise en compte des conditions familiales, rémunération, mutations, promotions, participation aux résultats de l’entreprise) ;
la garantie d’une aide après cessation d’activité (chômage, retraites).
Le travail doit préserver la santé physique et mentale de celui qui l’exerce. Il doit permettre à celui-ci de progresser professionnellement, notamment par la formation, de disposer d’une faculté d’initiative lui permettant d’apporter sa contribution à l’amélioration de son travail et à la prospérité de l’entreprise, d’assumer la responsabilité de ses décisions. Si le salarié exerce des fonctions hiérarchiques, il doit pouvoir disposer de l’autorité nécessaire et du pouvoir correspondant à l’égard des personnes placées sous sa responsabilité.
Elle s’étend du premier emploi à la cessation définitive d’activité y compris les période de chômage. Elle intègre la nature du contrat de travail et de ses conditions de cessation, la rémunération et les conditions de prise en compte des progrès du collaborateur, les mutations, la promotion. Elle prend en compte la situation et les contraintes familiales de l’intéressé. Elle intègre la participation aux bénéfices de l’organisme à proportion de l’effort apporté à ce résultat. Elle porte sur la protection en cas de maladie ou d’accident.
La création d’une entreprise a pour conséquence directe la création ou la libération d’un emploi. Il appartient à la société civile d’encourager et de faciliter toute initiative en ce genre.
Tout travailleur doit pouvoir cesser son activité professionnelle en toute liberté et selon les modalités qu’il jugera les meilleures pour lui (arrêt total ou progressif) y compris la faculté de cumuler emploi et retraite sous certaines conditions. Après l’arrêt de ses activités, il doit pouvoir disposer de ressources suffisantes et garanties pour mener une existence décente et être à l’abri du besoin. Ces ressources doivent tenir compte des charges familiales (éducation des enfants) assumées par le collaborateur tout au long de sa vie professionnelle.
Elles doivent être assurées :
par une contribution de ses employeurs successifs (cotisation patronale négociée) ;
par une contribution personnelle (cotisation personnelle) ;
par une épargne capitalisable garantie.
| Lundi de Pentecôte à nouveau férié, ou la politique de Gribouille ! |
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| Écrit par Paul Hamon | |
| 28-02-2008 | |
Toute décision
politique se doit de tenir compte du contexte dans lequel elle est
prise. Dans le cas contraire, elle risque de connaître une
désapprobation sociale. Quand bien même elle aura été
prise avec les meilleures intentions du monde…
En 2005, le gouvernement Raffarin avait décidé de créer un « jour travaillé par solidarité », sous la forme d’une journée de travail non payée, prise sur un jour férié jusque là, et ce, au profit des personnes âgées, après le traumatisme de l’hécatombe consécutive à l’épisode de la canicule.
Le débat autour de cette décision était au moins un rappel utile des liens entre générations, à notre époque individualiste et concentrée artificiellement sur la jeunesse. Que l’Etat prenne en charge le problème a sa propre logique, dans le cadre de l’Etat-providence. Même si justement, l’on peut regretter que ce soit une nouvelle fois l’« Etat nounou », comme disent les Britanniques, qui s’arroge une compétence en la matière, et ce, au détriment du principe de subsidiarité et des corps intermédiaires (la famille, des associations, …). En admettant tout cela donc, cette décision aurait dû n’être qu’une décision « sociale » parmi d’autres et une interférence supplémentaire de l’Etat …
Or, il n’en fut rien. Car, si un but louable est nécessaire à la prise de décision politique, il ne suffit pas : il y faut des moyens louables.
Un but louable exige des moyens louables !
Restait donc à choisir avec à-propos le jour férié qui se serait sacrifié sur l’autel de cette décision politique. Que l’on ait décidé du principe de prendre sur le quota des jours fériés n’est pas trop critiquable : les jours fériés ne manquent pas en France, qui est aussi le pays des « 35 heures » (on aurait d’ailleurs pu simplement supprimer un jour de congé). Même si l’on peut regretter un temps où il n’était pas rare d’avoir un ou deux jours chômés par semaine, comme l’évoque avec humour La Fontaine dans sa fable Le Savetier et le Financier. Le problème de nos jours fériés aujourd’hui tient surtout à leur concentration durant le joli mois de Mai, qui perturbe la vie économique. Alors, oui, M. Raffarin, prélevez sur ceux-là ! Mais avec intelligence ! Las ! Le gouvernement ne trouva rien de mieux que de faire sauter le lundi de Pentecôte : un hold up culturel ! Pensez : les pélerinages, les corridas, la fête annuelle de Lutte Ouvrière, etc... On ose suggérer que le gouvernement aurait été mieux inspiré de supprimer le 8 mai : il « tombe » de façon aléatoire, il n’a aucune filiation religieuse et sa valeur morale est sujette à débat, sinon à caution… Pourquoi ne pas retenir le 11 novembre pour se souvenir des morts des guerres mondiales, d’autant que la première contient en germe la seconde ? Passons, et revenons au choix du sieur Raffarin. Sa décision provoqua une forte mobilisation populaire … et une belle pagaille. Bravo, vraiment, M. le Premier Ministre ! Que d’énergie – et de productivité ! - perdue autour de cela ! Et pourtant, sur un plan financier et budgétaire, le but fut atteint, largement même ! 2 milliards d’euros par an !
Une victoire du courage politique des citoyensMais, voilà, la résistance a payé, elle aussi, celle de la C.F.T.C. notamment : le ministre du travail, Bertrand, vient d’annoncer la suppression de la fixation de cette journée le lundi de Pentecôte et la liberté de choix par les entreprises du jour retenu. Cruel désaveu pour le gouvernement auteur de la décision rapportée et son chef d’alors ! Liberté est laissée aux entreprises de choisir le jour de solidarité. Ce qui crée un dernier problème : quand les deux parents travaillent dans deux entreprises différentes … Cette affaire peut servir de cas d’école en matière de prise de décision politique. Elle est aussi la preuve qu’une décision inique n’est jamais figée dans le marbre : il faut s’appuyer sur ses incohérences et le choc culturel créé par elle pour la combattre ! |
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Collectif « Catholiques en Campagne » 14 rue Charles V 75004 Paris