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« On ne commande à la nature qu’en obéissant à ses lois ».
Cet axiome définit exactement ce que doit être le comportement de l’homme à l’égard d’une nature dont il tire tous ses besoins matériels pour les transformer en produits nécessaires à lui-même, à sa famille et à la communauté.
Dieu, créateur d’une nature harmonieuse, a voulu que l’homme dispose, au prix d’efforts à la mesure de son intelligence et de ses capacités, de biens matériels nombreux et variés.
Mais il appartient à l’homme, héritier du travail des générations passées, de transmettre cet héritage à ses enfants, de respecter la nature et ses dons.
Ce devoir a pour conséquences :
de n’utiliser que ce qui lui est strictement nécessaire ;
de ne pas dégrader l’équilibre physique, chimique, biologique des biens de la nature ;
de veiller à une gestion équitable de ces biens en évitant ici la surexploitation et ailleurs la sous-exploitation.
| Pour ou contre les biocarburants ? |
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| Écrit par Tartarin | |
| 12-03-2008 | |
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« Les scientifiques ne sont pas sûrs de l’intérêt écologique des agrocarburants. Ceci ressort d’un séminaire, tenu à Grenoble, entre chercheurs et experts français. Ainsi la combustion aléatoire de certains agrocarburants produirait une augmentation des gaz polluants comme le protoxyde d’azote. Autre problème, dans les pays tropicaux, l’expansion de la culture des agrocarburants, comme la canne à sucre, apparaît comme une cause de déforestation.
Globalement, leur culture
risque de pousser à la hausse des prix des produits
alimentaires. Patrick Criqui, de l’université de Grenoble, a
conclu par une lapalissade : « Le meilleur moyen
est en fait de diminuer la consommation d’énergie ».
Nous voilà donc revenus au point de départ ».
En effet, comment diminuer la consommation d’énergie ? Il est facile de culpabiliser le consommateur. Bien sûr, il est de la responsabilité de chacun de tout faire pour économiser l’énergie. Mais ceux qui polluent le plus et sans vergogne ce ne sont pas les particuliers. Ce sont, comme le dit l’encyclique « Sollicitudo rei socialis », les structures de péché. En d’autres termes il s’agit tout d’abord de toute la structure du commerce mondial qui multiplie les circulations de marchandises au lieu de mettre en œuvre le principe de subsidiarité. Par exemple quand le bois français est exporté en Chine pour que ce pays nous réexpédie ensuite celui-ci sous forme de meubles. Ou encore quand l’OMC impose aux pays membres d’importer au moins 5% de leur consommation alimentaire, même si les pays correspondants ont la capacité d’être autosuffisants. Le plus grand gaspilleur d’énergie, c’est donc l’OMC. |
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Collectif « Catholiques en Campagne » 14 rue Charles V 75004 Paris