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Dieu est l’auteur de toute vie humaine et lui confère ainsi un caractère sacré qui commence dès la conception et se poursuit jusqu’à la mort.Il n’appartient donc, ni aux hommes, ni à la société, de se substituer à Dieu en tout ce qui concerne la vie humaine.
Il ne leur appartient pas de s’opposer à la conception d’un nouvel être humain, et si cette conception est constatée, d’interrompre le développement de cette nouvelle vie par quelque procédé d’avortement que ce soit.
Il ne leur appartient pas plus de décider du moment du décès d’une personne sans pour autant solliciter et persévérer dans l’acharnement thérapeutique.
Il est du devoir des parents d’offrir à l’enfant nouveau-né les meilleures conditions de vie et de lui permettre de s’épanouir physiquement, affectivement, intellectuellement et moralement.
Ils ont le souci de le maintenir en bonne santé et lorsqu’ils ne sont pas en mesure de le soigner s’il tombe malade, ils doivent pouvoir compter sur le secours du corps médical.
La société civile a pour mission d’aider les parents, de mettre à leur disposition les moyens et secours subsidiaires que la cellule familiale ne peut ni posséder, ni utiliser.
En matière de santé, le secours médical doit s’étendre à toute personne quels que soient son âge et sa condition sociale. Le corps médical a une obligation de soins sous peine d’être accusé de non assistance à personne en danger, mais il n’a pas une obligation de résultats dès lors qu’il aura tout fait pour rendre sa santé au malade.
| Réflexions sur l’euthanasie |
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| Écrit par Montgirmont | |
| 01-04-2008 | |
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L’euthanasie est l’acte d’un médecin qui provoque la mort d’un malade incurable pour abréger ses souffrances ou son agonie (définition du Larousse). La question est-elle nouvelle ? Oui, mais… Y a-t-il des maladies nouvelles qui susciteraient l’actualité du débat ? Rien n’est moins sûr ! Prenons deux exemples. La maladie d’Alzheimer qui atteint chaque année un nombre croissant d’hommes et de femmes n’est peut-être pas la maladie de notre époque. Autrefois, certains de nos « vieux », présentant les mêmes symptômes, souffraient selon les termes d’alors de gâtisme. L’espérance de vie augmente et rend plus visible cette maladie terrible : ils sont plus nombreux à vivre plus longtemps. Le cancer, est-il vraiment nouveau ? Il s’étend mais ce n’est pas forcément la preuve d’une apparition récente. D’un autre côté, beaucoup de maladies mortelles et incurables ont disparu. La lèpre ne fait plus les ravages que l’histoire mentionne. La lèpre était quelque chose d’aussi horrible que ce cancer des sinus qui a tant défiguré Madame Sébire. Les grandes épidémies qui décimaient les populations et les condamnaient à mourir dans des conditions atroces ont quitté notre monde – ou presque. Il reste le SIDA. Mais les traitements et les préventions, d’ordre moral ou médical, mis au point permettent de circonscrire peu à peu le fléau et de soigner avec quelques chances de succès.
La question de l’euthanasie semble donc nouvelle plus par le biais psychologique que par une évolution prophylactique. Incontestablement les mentalités de nos contemporains ont changé. Les attitudes face à la mort et à la souffrance se modifient. La souffrance fait peur malgré les progrès de la médecine pour l’atténuer, voire la supprimer. On souffre moins et dans tous les domaines ; c’est un fait. Pourquoi donc cette recrudescence de la peur, ce désir irréfragable de la fuir, de la rejeter irrémédiablement de la condition humaine ? La Foi, qui est de moins en moins partagée, a eu une influence déterminante sur l’acceptation de la souffrance. Offerte et / ou acceptée, elle constituait un élément de la vie. Elle était une sorte de moyen pour se grandir. Il y avait cette croyance forte que cette vallée de larmes était le meilleur chemin pour atteindre un autre lieu, plein de félicité et de béatitude. Le pauvre Lazare, plein d’ulcères, mendiant sa vie, seul dans sa misère, rejoint le paradis. Il avait assez souffert ici-bas. Naturellement, cette vision eschatologique échappe à l’homme d’aujourd’hui qui connaît tous ses droits et ignore toute notion de sacrifices. Nunc dimittis ! « maintenant, Seigneur, laisse partir ton serviteur ».
Le suicide, condamné par toutes les grandes religions, était généralement réservé à une poignée d’athées. Socrate et les stoïciens lui donnaient quelque grandeur. Leurs disciples semblent avoir disparu au point de demander à d’autres de « les suicider ». Il s’agit alors de demander à la société, par le truchement des médecins, de prendre en compte ce désir mortifère. La société n’est pas chargée d’éliminer ses membres parce qu’ils sont trop vieux ou trop malades ou trop souffrants, ou encore trop embryonnaires. On ne peut imaginer une société qui pratique l’eugénisme et l’euthanasie. Même si ces êtres lui coûtent cher et même si la Sécurité Social connaît un gouffre abyssal…
Le roi de Jérusalem, Baudouin IV était lépreux. Par sa Foi et par sa piété, il a accepté son mal incurable ; il a régné défiguré, seul. Il a considéré que son devoir était plus important que ses souffrances. Il a estimé qu’il pouvait faire du bien là ou Dieu l’avait placé.
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Collectif « Catholiques en Campagne » 14 rue Charles V 75004 Paris