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La famille est la cellule fondamentale l’élément constitutif de la communauté de l’Etat. « La cité est ce que font les familles et les hommes dont elle est formée, comme le corps est formé des membres » (casti conubii). Il est donc du rôle de l’Etat de défendre, et promouvoir, sinon de garantir, ce qui fait le bien de la famille.
La politique familiale consiste à permettre aux familles de remplir leur rôle. En premier lieu, être à même de pourvoir par elle-même à la conservation de la santé corporelle, intellectuelle et morale de chacun de ses membres. Ce devoir inclut l’obligation de respecter ses obligations envers Dieu et de constituer, au sens plein du terme, une société chrétienne. Pour remplir ce devoir la famille doit pouvoir obtenir de la société civile les libertés et les protections indispensables.
Parmi les valeurs que doit défendre une politique familiale on inscrira prioritairement :
Le mariage entre un homme et une femme comme la norme sociale naturelle fondamentale ;
L’indissolubilité du mariage ;
La protection de la vie avant la naissance ;
L’habitation convenable de la famille ;
La fourniture du travail, car le chômage est une plaie dont on ne rend pas compte à travers les statistiques ;
Le droit des parents sur les enfants vis-à-vis de l’Etat, comme vis-à-vis de toute autre institution ;
Une moralité publique telle que les radios, les télévisions et diverses publications ne représentent pas de danger sérieux de corruption ;
Une obligation publique de respecter la femme et de n’en jamais faire un objet sexuel, quels que puissent être les impératifs de « créations » commerciales ou artistiques.
Les familles ont le droit primordial et naturel à l’éducation de leurs enfants. Ce droit est inviolable et antérieur à celui de la société civile et de l’Etat. (Divini illius magistri).
En conséquence, font partie d‘une saine politique familiale la pleine liberté pour les parents d’élever leurs enfants selon la foi catholique et donc le droit des parents catholiques à toutes les formes d’enseignements catholiques (écoles, préceptorats, universités etc.). Cette prévalence de la famille en matière d’éducation ne nuit en rien à l’Etat qui a toujours su bénéficier de l’apport civil, militaire, moral et culturel des familles catholiques.
Pour octroyer ou non les mêmes droits aux autres communautés religieuses, l’Etat doit établir des critères de discernement en examinant notamment chez ces communautés :
l’éducation au respect des autorités publiques et des hiérarchies sociales dans leurs fonctions propres à assurer le bien commun
l’aptitude à respecter les usages et les coutumes du pays
l’éducation au civisme et au respect des lois.
Entre la liberté de la famille et la liberté économique, il faut choisir la liberté de la famille. C’est dire que la vie de famille ne peut être compromise dans sa stabilité ou dans son unité par une prétendue nécessité économique. C’est à l’économie de s’adapter aux familles et à une vie sociale stable et équilibrée. Non l’inverse.
Avant tout, la famille a besoin de stabilité et de sécurité. Tant que l’homme est obligé de mener une vie professionnelle précaire, tant qu’une certaine tranquillité de travail ne lui est pas assurée, la famille est menacée. L’économie doit permettre qu’on se marie jeune. Un recul de deux ans du mariage signifie un enfant en moins par famille. L’économie doit procurer un revenu suffisant pour non seulement de faire vivre une famille, mais aussi pour épargner, afin d’acquérir une propriété familiale. En ce qui concerne l’Etat, son rôle et celui des organismes sociaux doit être révisé en ce sens : il est anormal que 54% de la richesse créée (PIB) soit dévolue aux prélèvements obligatoires et aux divers déficits sans que la vie familiale en soit favorisée
Parmi tous les biens que peut recouvrir la propriété privée, aucun n’est plus vital et conforme à la nature qu’une propriété foncière dont on peut tirer une partie de son revenu, propriété propice à une vie stable en un seul lieu. A tout le moins une telle propriété permettrait à la famille de se retrouver périodiquement et d’expérimenter son sa cohésion et à la solidarité des générations présentes et avenir Ce droit des familles à la propriété privée domine le droit de propriété en général. Une politique fiscale adaptée devrait permettre l’acquisition et la transmission d’un tel bien. Ne devrait-on pas modifier les conditions économiques et sociales qui empêchent les familles de concevoir l’idée d’une maison à elles ?
C’est aux femmes que revient le rôle le plus immédiat et le plus efficace dans la défense de la famille. Dans les premières années de la vie, la femme s’adapte mieux à l’enfant et surtout l’enfant réclame davantage les soins maternels. C’est elle qui transmettra mieux les valeurs de tendresse, le comportement moral et la foi et la piété religieuse. En définitive, ce sont les femmes qui transmettent le mieux les traditions.
Le rôle de la femme est dévalorisé par la recherche d’une égalité homme - femme, alors qu’il s’agit plus de rechercher la complémentarité. On n’a jamais démontré que la femme s’aliénait chez elle à faire des confitures alors qu’elle s’épanouissait à en fabriquer en usine. Le dénigrement des activités familiales, qui participe de l’opposition générale à tout esprit de sacrifice, explique la réticence actuelle de l’opinion publique pour la femme au foyer. En même temps, le discours pour l’émancipation de la femme occulte et méconnaît les attaques et le harcèlement qu’elle doit subir, notamment dans l’entreprise.
Une saine politique familiale reconnaît et valorise le rôle personnel et social de la mère au foyer. Elle préfère favoriser l’éducation des jeunes enfants par les mères à la maison plutôt que de recourir à la construction de crèches destinées à « permettre aux femmes de travailler ».
| "Le divorce m'a tuer !" |
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| Écrit par Paul Hamon | |
| 16-12-2008 | |
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Lourd tribut des enfants payé à la rubrique fait diversDepuis le début de l'été, l'actualité française a été chargée en matière de crimes de sang dont les mineurs sont victimes. Par pudeur, on n'en fera pas la liste ici ... Le « quota » a explosé, au point d'interpeller la grande presse. Mais, il est une constante que la dite grande presse n'a pas relevée. Elle est de l'ordre du tabou ! Et elle a inspiré le titre de cet article. Le divorce des parents, une cause de mortalité pour les enfants !Dans une importante proportion de cas (seule l'absence de tenue arithmétique des données nous retient d'écrire “écrasante”), ces crimes ont été commis sur des enfants dépourvus du cadre stable et sécurisant d'un foyer composé d'un père et d'une mère formant un couple uni. Au contraire, ces actes ont été souvent commis dans le cadre d'une famille mono-parentale, recomposée, pour ne pas dire décomposée ... Et à regarder ce phénomène du côté des auteurs de ces crimes, il était frappant de constater deux choses : soit l'auteur est un marginal errant par là, ou encore un voisin, et le passage à l'acte révélait alors un défaut de surveillance des parents, en l’occurrence du parent en charge de la garde de l'enfant. Quand il n'y pas de père (situation la plus fréquente), l'enfant est fatalement moins encadré et moins protégé contre autrui. Soit c'est même du sein du cadre familial que venait le meurtrier, en général le « beau-père ». Le beau-père justement, ce « père » par défaut, souvent attaché à la mère de l'enfant mais qui voit cet enfant comme un obstacle entre lui et la mère-concubine. A nouveau, le père, protecteur par réflexe sinon par nature, n’est plus là pour protéger l’enfant contre ce nouveau « père », voire même dans des cas de moins en moins extrêmes contre la mère complice.
Le divorce, plaie sociale
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