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Dieu est l’auteur de toute vie humaine et lui confère ainsi un caractère sacré qui commence dès la conception et se poursuit jusqu’à la mort.Il n’appartient donc, ni aux hommes, ni à la société, de se substituer à Dieu en tout ce qui concerne la vie humaine.
Il ne leur appartient pas de s’opposer à la conception d’un nouvel être humain, et si cette conception est constatée, d’interrompre le développement de cette nouvelle vie par quelque procédé d’avortement que ce soit.
Il ne leur appartient pas plus de décider du moment du décès d’une personne sans pour autant solliciter et persévérer dans l’acharnement thérapeutique.
Il est du devoir des parents d’offrir à l’enfant nouveau-né les meilleures conditions de vie et de lui permettre de s’épanouir physiquement, affectivement, intellectuellement et moralement.
Ils ont le souci de le maintenir en bonne santé et lorsqu’ils ne sont pas en mesure de le soigner s’il tombe malade, ils doivent pouvoir compter sur le secours du corps médical.
La société civile a pour mission d’aider les parents, de mettre à leur disposition les moyens et secours subsidiaires que la cellule familiale ne peut ni posséder, ni utiliser.
En matière de santé, le secours médical doit s’étendre à toute personne quels que soient son âge et sa condition sociale. Le corps médical a une obligation de soins sous peine d’être accusé de non assistance à personne en danger, mais il n’a pas une obligation de résultats dès lors qu’il aura tout fait pour rendre sa santé au malade.
| Loi Léonetti : le vrai droit à mourir dans la dignité |
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| Écrit par Victor Gottereau | |
| 20-02-2009 | |
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Souvenons-nous des "affaires" orchestrées par des puissants lobbies ces dernières années afin de faire pencher les mentalités vers l'idée suivante : il est préférable pour tout le monde de faire mourir les "vieux" et les "incurables" de manière médicale, "proprement". Au contraire, le législateur dit ici que doit être facilité la solidarité familiale à ce moment crucial de la mort, qui est, nous le savons nous catholiques, un passage et non un anéantissement. Fait rarissime, la proposition a fait l'unanimité de droite à gauche : l'humanité n'a pas totalement déserté l'hémicycle ! De Jean Leonetti (UMP) qui dénonce "une forme de dénégation sociétale de la mort" à M. Vaxès (PCF) qui a estimé que "la parole, l'émotion et le sourire, premier et dernier geste de communication, apaisent et délivrent aussi", en passant par M. Gorce (PS) qui a déclaré que "s'il est une définition possible de la mort douce, c'est sans doute celle qui intervient à son foyer, en présence des siens, comme pour en prendre congé", des choses justes ont été dites. Devant le consensus sur ce texte que même Mme Bachelot a qualifié de "texte de civilisation", l'ADMD (Association pour le Droit à Mourir dans la Dignité) a exprimé un hypocrite satisfecit mitigé d'un "pas assez", alors que le seul objectif de cette "association" grassement subventionnée est la légalisation d'une nouvelle forme de meurtre. Elle a d'ailleurs contre-attaqué le lendemain avec une nouvelle proposition de loi pro-euthanasie déposée par une dizaine de parlementaires UMP... Certes, il faudra plus qu'une loi, au demeurant assez timide, pour redonner à la mort son vrai sens dans une société qui tente désespérément de l'évacuer. C'est la conception même de la vie humaine qu'il faut ré-apprendre à nos contemporains, c'est la civilisation qu'il faut reconstruire dans les têtes. Mais c'est un pas dans le bon sens. Paradoxalement, c'est bien la culture de vie qui se montre ici, et qui plus est sur une invitation initiale du Pape. Malgré l'actualité chargée d'une lourd relent de mise en pièce de la politique familiale, c'est une petite victoire qui montre aux français que l'euthanasie n'est pas inscrite dans le sens de l'histoire, et qu'un peu de volonté politique peut faire barrage aux menées des "voleurs de mort". |
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Collectif « Catholiques en Campagne » 14 rue Charles V 75004 Paris