Inscrivez-vous à notre lettre d'information :
Le temps, c’est de l’argent !
Si vous n’avez pas le temps d’agir à nos côtés, alors donnez nous un peu de votre argent !
(paiement sécurisé par carte bancaire ou avec un compte Paypal)
Toute campagne, toute action, coûte cher, vous le devinez : se faire connaître, se faire entendre, nécessite des sommes importantes, et notre seul soutien, c’est vous !
Vous aurez ainsi participé à notre campagne !
(NB : Vous pouvez également nous adresser un chèque à l’ordre de Catholiques en campagne adressé à CEC 14 rue Charles V 75004 Paris.)
| Suicides : quelle part de responsabilité pour l'Entreprise ? |
|
|
| Écrit par Henri Loigny | |
| 07-11-2009 | |
|
Mais trêve de statistiques : les drames sont là, et ces constatations n'interdisent pas de se pencher sur les raisons qui poussent une personne à mettre fin à ses jours. Certes, le message syndical se focalise sur les causes propres à l'entreprise, ne mettant pas sous une égale lumière la solitude, la désintégration familiale, le stress ou la faiblesse psychique. Les spécialistes de la question, tel Maurice Halbwachs, montrent que le passage à l'acte désespéré procède généralement d'un cocktail de raisons au dosage plutôt flou. Sans vouloir accorder tout crédit aux Organisations Syndicales, le monde de l'Entreprise a sa part de responsabilités dans la genèse du stress. Notamment par ces formes d'organisation, qui pour modernes qu'elles paraissent, ont surtout de nouveau d'ignorer la nature humaine et ses besoins de repères clairs. Par exemple, le management matriciel qui met un salarié sous la responsabilité de plusieurs personnes, entraînant ainsi des contradictions propres à créer des déchirures psychologiques. Ou encore un pseudo management participatif dont le but est de faire croire au groupe qu'il opte de lui-même pour la solution décidée d'avance par le manager fonctionnel court-circuitant le hiérarchique. C'est dans ce sens que nous comprenons la demande de la CFTC lors du débat sur la souffrance au travail : le syndicat chrétien a demandé qu'il soit reconnu que "certaines formes d'organisation du travail peuvent être par elles-mêmes génératrices de harcèlement et de violence". Malheureusement il existe d'autres formes perverses de management et d'organisation pour lesquelles nous renvoyons aux travaux remarquables de l'Institut Chrétien de Recherches et d'Etudes Sociales . En démontrant la conception matérialiste et technique de l'homme, l'ICRES décrypte et démine ce qui fait le mal être d'une large catégorie de salariés en France. Pour respecter la nature humaine, il ne suffit pas de créer de nouveaux modèles de management et d'organisation. Il faut d'abord connaître le "matériau" – qui n'en est justement pas un – sur lequel s'applique la "science". Ici c'est la nature humaine. Et l'Experte en Humanité, c'est l'Eglise, et sa Science Humaine, c'est sa Doctrine Sociale. |
| Suivant > |
|---|
Collectif « Catholiques en Campagne » 14 rue Charles V 75004 Paris