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La prise en compte et l’étude des questions sociales ressortent de l’application des principes de justice commutative (transaction de personne à personne ou de groupe à groupe) et de justice distributive (répartition des biens à des ensembles de personnes).
Elles portent sur :
les conditions physiques, intellectuelles et morales de l’exercice du travail ;
la protection sociale des travailleurs (contrats d’embauche, garantie de l’emploi, prise en compte des conditions familiales, rémunération, mutations, promotions, participation aux résultats de l’entreprise) ;
la garantie d’une aide après cessation d’activité (chômage, retraites).
Le travail doit préserver la santé physique et mentale de celui qui l’exerce. Il doit permettre à celui-ci de progresser professionnellement, notamment par la formation, de disposer d’une faculté d’initiative lui permettant d’apporter sa contribution à l’amélioration de son travail et à la prospérité de l’entreprise, d’assumer la responsabilité de ses décisions. Si le salarié exerce des fonctions hiérarchiques, il doit pouvoir disposer de l’autorité nécessaire et du pouvoir correspondant à l’égard des personnes placées sous sa responsabilité.
Elle s’étend du premier emploi à la cessation définitive d’activité y compris les période de chômage. Elle intègre la nature du contrat de travail et de ses conditions de cessation, la rémunération et les conditions de prise en compte des progrès du collaborateur, les mutations, la promotion. Elle prend en compte la situation et les contraintes familiales de l’intéressé. Elle intègre la participation aux bénéfices de l’organisme à proportion de l’effort apporté à ce résultat. Elle porte sur la protection en cas de maladie ou d’accident.
La création d’une entreprise a pour conséquence directe la création ou la libération d’un emploi. Il appartient à la société civile d’encourager et de faciliter toute initiative en ce genre.
Tout travailleur doit pouvoir cesser son activité professionnelle en toute liberté et selon les modalités qu’il jugera les meilleures pour lui (arrêt total ou progressif) y compris la faculté de cumuler emploi et retraite sous certaines conditions. Après l’arrêt de ses activités, il doit pouvoir disposer de ressources suffisantes et garanties pour mener une existence décente et être à l’abri du besoin. Ces ressources doivent tenir compte des charges familiales (éducation des enfants) assumées par le collaborateur tout au long de sa vie professionnelle.
Elles doivent être assurées :
par une contribution de ses employeurs successifs (cotisation patronale négociée) ;
par une contribution personnelle (cotisation personnelle) ;
par une épargne capitalisable garantie.
| Suicides : quelle part de responsabilité pour l'Entreprise ? |
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| Écrit par Henri Loigny | |
| 07-11-2009 | |
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Mais trêve de statistiques : les drames sont là, et ces constatations n'interdisent pas de se pencher sur les raisons qui poussent une personne à mettre fin à ses jours. Certes, le message syndical se focalise sur les causes propres à l'entreprise, ne mettant pas sous une égale lumière la solitude, la désintégration familiale, le stress ou la faiblesse psychique. Les spécialistes de la question, tel Maurice Halbwachs, montrent que le passage à l'acte désespéré procède généralement d'un cocktail de raisons au dosage plutôt flou. Sans vouloir accorder tout crédit aux Organisations Syndicales, le monde de l'Entreprise a sa part de responsabilités dans la genèse du stress. Notamment par ces formes d'organisation, qui pour modernes qu'elles paraissent, ont surtout de nouveau d'ignorer la nature humaine et ses besoins de repères clairs. Par exemple, le management matriciel qui met un salarié sous la responsabilité de plusieurs personnes, entraînant ainsi des contradictions propres à créer des déchirures psychologiques. Ou encore un pseudo management participatif dont le but est de faire croire au groupe qu'il opte de lui-même pour la solution décidée d'avance par le manager fonctionnel court-circuitant le hiérarchique. C'est dans ce sens que nous comprenons la demande de la CFTC lors du débat sur la souffrance au travail : le syndicat chrétien a demandé qu'il soit reconnu que "certaines formes d'organisation du travail peuvent être par elles-mêmes génératrices de harcèlement et de violence". Malheureusement il existe d'autres formes perverses de management et d'organisation pour lesquelles nous renvoyons aux travaux remarquables de l'Institut Chrétien de Recherches et d'Etudes Sociales . En démontrant la conception matérialiste et technique de l'homme, l'ICRES décrypte et démine ce qui fait le mal être d'une large catégorie de salariés en France. Pour respecter la nature humaine, il ne suffit pas de créer de nouveaux modèles de management et d'organisation. Il faut d'abord connaître le "matériau" – qui n'en est justement pas un – sur lequel s'applique la "science". Ici c'est la nature humaine. Et l'Experte en Humanité, c'est l'Eglise, et sa Science Humaine, c'est sa Doctrine Sociale. |
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Collectif « Catholiques en Campagne » 14 rue Charles V 75004 Paris