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La patrie est un héritage. C’est la terre des pères, le sol sur lequel ils ont vécu, le sol qu’ils ont défendu et qu’ils nous ont légué. C’est le paysage avec ses champs cultivés, ses cours d’eau, ses forets et ses montagnes C’est aussi un patrimoine historique et artistique avec ses cathédrales ses monuments et ses châteaux. La France est la patrie terrestre des Français.
La nation se comprend par sa vie. Elle est, par nature, l’ensemble des valeurs de civilisation qui sont propres à un groupe déterminé et qui lui donne son unité morale. L’identité nationale n’est pas autre chose que cette unité autour d’une langue, d’une culture, d’un ensemble d’us et coutumes et d’histoire qu’il s’agit de transmettre.
Le problème de l’immigration s’est toujours réglé jusqu’ici par l’assimilation progressive des arrivants. Pour ce faire, les immigrés doivent d’abord s’efforcer de connaître le pays qui les accueille, en apprenant la langue, et en s’efforçant de respecter les usages et les lois.
Les responsables politiques, au niveau de l’Etat, sont les mieux placés pour préserver l’unité du pays et pour veiller au maintien de valeurs culturelles et morales.
Le problème de l’immigration devient douloureux lorsque les gouvernants renoncent à préserver le bien commun spirituel du pays et traite l’immigrant comme un simple facteur économique.
Lorsque le pouvoir politique tient son rôle naturel (poursuite du bien commun), les populations immigrées se soumettent aux lois du pays qui les accueille, y conforment leur comportement, s’appliquent à respecter les usages et les coutumes en vigueur, et si leur dessein est de s’implanter définitivement, elles s’emploient à favoriser l’intégration de leurs enfants, si ces derniers, arrivés à l’âge adulte, souhaitent adopter la nationalité du pays d’accueil.
Les flux migratoires actuels prennent des proportions qui dépassent nettement les capacités des pays d’accueil. Principalement, cela est dû aux difficultés que les pays d’origine éprouvent à développer leur économie. Parmi ces difficultés, les exigences du commerce mondial forcent les pays pauvres à se spécialiser sur un petit nombre de productions, voire sur une seule, afin d’être compétitifs sur le marché international. Mais cette spécialisation – qui n’échappe pas aux fluctuations des cours mondiaux – au lieu de profiter réellement aux pays pauvres exportateurs, les rend toujours plus dépendants pour leur approvisionnement en produits divers qu’ils n’ont pas développés chez eux. La politique mondiale actuelle, en augmentant le volume du commerce international a pour résultat d’affaiblir les Etats et de jeter des populations entières dans la misère, les arrachent à leur patrie qui ne peut plus les nourrir. Le discours sur le prétendu racisme des pays d’accueil, n’arrive plus à camoufler les effets dramatiques de cette mondialisation qui profite surtout à un très petit nombre.
L’aide aux pays en difficulté, qui n’arrivent pas à garder leur population dans des conditions de vie normale, ne peut consister à les enfermer dans la monoculture, ni à épuiser les richesses de leur sous-sol. La vie économique de chacun des pays, intégrée dans l’unité de chacun des Etats, doit découler de la mise valeur de toutes les ressources présentes sur leur territoire de manière à pourvoir aux besoins de leur population et non aux besoins des grands opérateurs mondiaux. L’aide véritable consiste à aider ces pays à exploiter harmonieusement leurs ressources de manière à assurer une autonomie économique suffisante et une indépendance politique réelle.
| Une “charte des droits et des devoirs” ? Mais, elle existe déjà ! |
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| Écrit par Paul Hamon | |
| 12-01-2010 | |
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Ces dernières heures, les médias ont répercuté la dernière trouvaille de M. Besson, ministre de l'Immigration, de l'Identité, etc, dans le contexte du débat sur l’identité nationale : une « charte des droits et devoirs », à signer par chaque jeune à sa majorité. Au-delà du coup médiatique, l'idéologie a encore frappé ... Une énième opération de marketing politiqueC'est devenu une manie de ce gouvernement : une succession de coups médiatiques, d'effets d'annonce, de « une » de médias, tient lieu de politique. On est dans le court-termisme, comme disent les économistes branchés. On ne joue que sur les émotions de l'opinion publique, que sur la psychologie des foules.
M. Besson a de qui tenir : son mentor, M. Sarkozy, en a fait un mode d'accession et d'exercice du pouvoir. Au bout du compte, peu de réalisations concrètes, peu de règlements au fond des problèmes, mais une litanie de cautères sur jambe de bois. Le superficiel, l'agitation érigés en action politique. Et le pays n'en sort pas grandi ! M. Besson vient donc de nous jeter un nouvel os à ronger, et vu la sensibilité du sujet, c'est le buzz assuré ! Précieux en ces temps où le niveau de l'indice de popularité est plus important que la côte d'amour ...
Inspirez-vous du Décalogue, monsieur le Ministre ! !Un autre hic, c'est quand même le fond de la question : cette charte des droits et des devoirs. Alléchant quand même, cet équilibre apparent des droits et des devoirs. Depuis deux siècles, la propagande issue de la Révolution française n'a que le mot « droit » à la bouche. Des droits universels, théoriques, abstraits, subjectifs : une belle escroquerie intellectuelle, fondée sur une liberté dénaturée, violant les droits issus de la nature et ouvrant la porte à bien des injustices. Mai 68 a porté cette dérive à son zénith. Le balancier revient lentement dans l'autre sens. Les termes « contre-partie », « obligation », voire « devoir », sont de moins en moins des gros mots. M. Besson donne un coup de pouce non négligeable en la matière. Pourtant, le compte n'y est pas : il s'en faut de beaucoup ! Au-delà de la carte, les plats sont peu ragoûtants : il s'agit de poser un jalon de plus dans le conditionnement de la jeunesse, de lui faire adhérer à de fausses valeurs, à des principes faux, emprunts de subjectivisme et de relativisme. Cela sonne le faux et le creux ! Monsieur le ministre, la seule charte des droits et devoirs qui vaille doit être fondée sur le réel et sur la loi naturelle. Et parce que nos droits découlent de nos devoirs, on ne saurait trop vous recommander, pour la rédaction de votre charte, de vous inspirer du perfectionnement de la loi naturelle que constitue le Décalogue ! |
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Collectif « Catholiques en Campagne » 14 rue Charles V 75004 Paris