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Avortement : juste une affaire de sous pour Madame Bachelot Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Paul Hamon   
21-03-2010

bachelot.jpgLe lundi 8 mars 2010, à l'occasion de la journée de la Femme, Roselyne Bachelot, ministre de la santé, a présenté un plan concernant l'avortement. Principale mesure: une revalorisation financière du forfait IVG de 50 % en moyenne. Plongée vers le degré zéro de l’imagination politique …

 

Un ânonnement politique et médiatique

Ce qui frappe dans cette décision, c’est le manque d’imagination. On est face à un problème aux allures de désaveu : malgré toutes les campagnes dites de prévention des prédécesseurs de l’actuelle ministre de la santé, le pays connaît 220 000 avortements par an, soit un bien cinglant échec au final. Et pourtant, le docteur Bachelot, pharmacienne de son état, s’accroche à cette pharmacopée inefficace...

C’est sûr, ce ne sont pas les gros média qui vont la démentir. Eux aussi font preuve de psittacisme, relayant les loges et les mouvements féministes qui ont érigé en dogme l’escroquerie intellectuelle du « droit à l’IVG » et à « disposer de son corps ». Revendication d’autonomie et de liberté vraiment paradoxale puisqu’ensuite, tout ce petit monde exige d’un Etat socialisant qu’il assure le service après-vente de comportements sexuels individuels inassumés … On n’est plus à une contradiction près en la matière : la grossesse « non désirée » sera déclarée maladie, rendant l’IVG remboursable par la Sécurité sociale, dont le budget est abondé par tout un chacun. La solidarité qu’ils appellent ça …

Et qu’on ne dise pas que l’on ne sait pas ce qu’est un foetus à l’heure du développement accéléré de l’imagerie médicale relayé même par la presse grand public ! On larmoie chaque jour que Dieu fait sur les génocides passés, mais celui qui a lieu sous nos yeux ne révolte pas.


Un plan com’ grossier

Tout homme doué de bon sens a le droit de s’interroger sur la légitimité de la ministre au regard torve dans l’exercice de ses fonctions. Elle vient de montrer dans sa gestion de l’épidémie de grippe porcine un sens disproportionné de la prudence qui s’apparente à de l’incompétence. On ne pourrait que souhaiter que ce zèle s’appliquât à la question des conséquences inassumées des rapports sexuels de nos compatriotes. Ce manque d’équilibre entre ses préoccupations de ministre de la santé la disqualifie au moins dans la conscience des hommes droits.

Mais, on ne sera pas moins cynique qu’elle : qui ne voit que ce plan IVG n’est qu’un voile impudique lancé à la face de l’opinion publique pour faire oublier à cette dernière les râtés de la gestion de la grippe porcine ? Un os à ronger jeté à la gueule de la bien-pensance pour la faire battre de la queue en chœur à l’occasion de la « journée de la femme » et se redonner une image de progressiste à bon compte ? Un attrape-nigaud électoral en cette veille d’élections ? Un gage du Moloch en jupon donné aux groupes de pression aux ordres de la « culture » de mort ?

Cette décision marqué du sceau du cynisme, de l’hypocrisie, du conformisme et d’une idéologie individualiste et hédoniste est bien à la mesure de notre époque : disons qu’elle en rassemble éloquemment les tares.


Une occasion unique de rentrer dans l’Histoire … ratée !

A tous ces ambitieux politiciens, on ne saurait rappeler assez qu’il est aujourd’hui une façon bien simple de faire l’Histoire : c’est d’être celui qui brisera le tabou du drame de l’avortement.

Il faut insister sur la noblesse des mots tels que chasteté, fidélité, maîtrise de soi, respect !

Il faut insister sur le machisme de la contraception et de l’avortement qui ont pour but de mettre la femme à la disposition sexuelle permanente de l’homme !

Il faut insister sur la responsabilité commune de deux êtres humains se livrant à un rapport sexuel !

Il faut insister sur le traumatisme post-avortement !

Il faut insister sur le totalitarisme de la pensée unique en matière d’avortement !


 
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Collectif « Catholiques en Campagne »   14 rue Charles V   75004 Paris