Les rêves de Monsieur Hulot Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Georges Tartarin   
10-04-2007

Nicolas HULOT vient de lancer une nouvelle initiative en réunissant dimanche dernier (1er avril) tout un parterre de sympathisants dans le cadre de sa campagne « pour un pacte écologique » qui a pour objet d’interpeller les candidats aux élections présidentielles sur la question de l’environnement durable.

Certes, Nicolas Hulot s’est entouré d’un aréopage d’experts qui donne à son livre un haut niveau de qualité. Il s’agit là, incontestablement, d’une réflexion approfondie sur une variété de sujets, l’économie, l’agriculture, les modes de vie, de consommation et de distribution, le respect de la nature, les énergies fossiles et renouvelables, la santé, la fiscalité, etc. Les arguments avancés en faveur de telle ou telle mesure proposée montrent aussi que les solutions préconisées ne sont pas avancées à la légère, mais qu’au contraire le groupe d’experts a pris le temps d’analyser les écueils possibles et de rechercher sur chaque point ce qui apparaissait comme la solution la plus efficace (quelle que soit son degré d’acceptation ou de non acceptation par le public).

Malheureusement pour lui, dès qu’il touche à la politique, il nage dans le rêve le plus complet. Ainsi le voilà en train d’imaginer une grande réconciliation entre tous les candidats : « il faut dire aux politiques d’y aller, de lancer la mutation écologique. Ce sera complexe, ce sera difficile mais tous ensemble, c’est possible, nous avons là une occasion unique de reprendre en main notre destin plutôt que de l’abandonner aux mécanismes du marché » (Le Figaro du 2/04/2007).

Si Nicolas Hulot se refuse vraiment à « abandonner notre destin aux mécanismes du marché », alors il faudrait qu’il adhère à une alternative cohérente à la mondialisation, par exemple celle qui s’appuie sur une organisation en en marchés communs régionaux – ce qui est une bonne mise en pratique du principe de subsidiarité – lesquels pratiqueraient entre eux la préférence communautaire. Ceci conduit bien évidemment à l’abolition de l’OMC.

Suggérons à Nicolas Hulot de choisir cet objectif d’abolition de l’OMC pour mieux discerner entre les candidats ceux qui proposent réellement un changement en faveur d’une économie au service de l’homme, et ceux qui y sont opposés.

 

Pour approfondir : Pour une alternative à la mondialisation ? (Georges Tartarin)

 
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