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PARIS (Reuters) - Le Parti socialiste souhaite que la loi autorise les personnels de santé à effectuer des euthanasies "actives" dans certaines conditions, déclare François Hollande. Le premier secrétaire du PS réagissait lors d'un point de presse à l'ouverture à Périgueux (Dordogne) du procès d'un médecin et d'une infirmière accusées d'avoir aidé à mourir une malade du cancer en phase terminale.
Comparaissant pour "empoisonnement", les deux soignantes s'exposent en théorie à une peine de 30 ans de réclusion. "Nous voulons légiférer avec précaution, avec respect, et faire en sorte que ce droit fondamental à vivre et à mourir dans la dignité puisse être préservé et ouvert", a déclaré François Hollande. En cas de victoire de Ségolène Royal à l'élection présidentielle, "il y a aura des évolutions législatives qui devront être concertées", a-t-il assuré, ajoutant : "Nous ferons en sorte que ne puissent plus se reproduire ces procès-là dès lors que des hommes et des femmes n'ont fait que leur devoir". François Hollande a répété que le PS était favorable à ce que la proposition de loi "Vincent Humbert", du nom d'un jeune malade qui avait demandé à bénéficier d'une euthanasie, soit examinée au parlement. Il a souhaité cet examen afin "qu'il puisse y avoir, avec toutes les précautions nécessaires, le droit à mourir dans la dignité, ce qui suppose l'intervention des familles, des personnes concernées quand elles peuvent formuler un choix et des médecins qui doivent jouer un rôle majeur". Interrogé pour savoir si le PS souhaitait permettre l'euthanasie active, il a répondu : "dans certaines conditions, circonstances, et avec strict respect de ces conditions". Dans ce texte, l'homicide volontaire d'un malade incurable est assimilé au "droit fondamental à vivre et mourir dans la dignité. Or, la dignité de l'homme, comme celle de toute créature, réside dans sa nature et son degré de perfection. La dignité spécifique de l'homme est liée à ses facultés spirituelles, l'intelligence et la volonté, en tant qu'instruments pour conformer ses actes à la loi naturelle. L'homme ne peut donc vivre et mourir dans la dignité qu'en se confroment à a loi naturelle. Aucun homme souffrant ne perd sa dignité, sauf aux yeux de ceux qui les méprisent. Pour que sa mort soit également "digne" de sa nature, elle doit être laissée à son cours naturel dès lors que l'évolution est incurable, sans acharnement thérapeutique et sans intervention dans l'intention de la hâter. |