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Le « Grenelle de l’environnement » : miroir aux alouettes ou réalité ? |
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Écrit par Georges Tartarin
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06-06-2007 |
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Nicolas Sarkozya veillé, dans la constitution du nouveau gouvernement, àmontrer son souci de se conformer à la recommandation deNicolas Hulot, qui tenait absolument à ce que soit nomméun « vice premier ministre chargé du développementdurable ». Il a donc nommé Alain Juppé comme« ministre d’Etat à l’Ecologie ».
Mais Nicolas Hulot nous avertit del’ampleur du projet : « le chantier est immensepuisqu’il implique une reconversion globale des moyens privésde production, une modification de la nature des produits, unchangement du statut des biens et une mutation des systèmescommerciaux ». L’objectif de développement durablenécessite en effet, si on veut le prendre au sérieux,une « politique d’aménagement du territoire (qui)amorcerait alors une réorientation majeure : la mise encohérence des bassins de vie, de travail et d’habitat ». Les ambitions de Nicolas Sarkozyvont-elles jusque là ? On peut en douter. Car pour mettreen œuvre une telle politique il faut d’abord se donner les moyensd’empêcher toute délocalisation. Ce qui impliqued’assurer – ce qui fait d’ailleurs partie des promesses deNicolas Sarkozy – la « préférencecommunautaire », c’est-à-dire une protectiondouanière aux portes de l’Europe tout au moins, de chaquepays membre en réalité. Le moins qu’on en puisse dire, c’estque la précipitation de Nicolas Sarkozy à faire adopterpar les pays membres de la CE un « mini-traité »conforte sa vision supranationale de l’Europe plutôt quecelle d’une Europe basée sur le principe de subsidiarité.Le « Grenelle de l’environnement » annoncéà grandes pompes risque de se transformer en miroir auxalouettes. |