Hervé Messager, masseur kinésithérapeute : " Vincent Humbert n'est pas mort dans la dignité "
Écrit par Jean-Marie Lagarde   
02-12-2007

hubert.jpg Le lobby pro-euthanasie nous a habitués aux orchestrations médiatiques régulières d'affaires soigneusement choisies. A chaque fois, l'ensemble des médias joue parfaitement son rôle de caisse de résonance. Nous avons tous encore en mémoire l'une de ces affaires ultra médiatisées : l'affaire Vincent Humbert.

A l'occasion d'un téléfilm diffusé lundi prochain, 3 décembre, sur TF1, consacré à « l'affaire Vincent Humbert », Hervé Messager, son kinésithérapeute, dit vouloir « rétablir certaines vérités », quatre ans après la mort, par euthanasie, du jeune accidenté.

Hervé Messager a soigné pendant presque deux ans Vincent Humbert au centre héliomarin de Berck-sur-Mer. Pour lui, l'état du jeune homme a été « déformé ». « Profondément, je ne crois pas qu'il avait envie de mourir. »

Pour raconter sa version des faits, Hervé Messager a envoyé un DVD, assorti d'une lettre témoignage à des députés, sénateurs et journalistes. Ce DVD a été financé par SOS Fin de vie. Nous reprenons ci-après les extraits du témoignage d'Hervé Messager cité sur le site www.genethique.org  :

« Ce qui m'a le plus révolté dans l'avalanche médiatique, c'est la répétition en boucle d'une multitude de mensonges. Tous les médias ont repris ces inepties comme s'ils n'avaient aucun souci de vérifier la vérité. Vincent n'était pas tétraplégique. Aucun médecin n'a dit à Marie que son fils avait une lésion de la moelle épinière. Vincent n'était pas aveugle même s'il ne voyait pas bien. Vincent n'avait pas de perfusion » (...) « Vincent, pour ceux qui l'ont connu et véritablement aimé, n'est pas mort dans la dignité. »

« La disparition forcée de Vincent Humbert a été chez nous à Berck un cas unique dans l'histoire de notre hôpital. Mais elle a fait naître beaucoup d'angoisse ici et, j'imagine, ailleurs. »(...) « Pourquoi avoir tué Vincent ? S'il y a une logique à cette mort, on devrait admettre qu'il y a, dans notre hôpital, des centaines de patients de plus qu'il faudrait tuer ! Si on commence à tuer pour ça, mais on va finir par tuer tous ceux qui entrent à l'hôpital. Et ceux qui survivent sans progrès au bout de deux ans, qu'est-ce qu'on en fait ? Doit-on les achever ? »

« Au nom de la vérité et de l'amitié, j'ose vous dire que Vincent avait encore plein de choses à vivre. Il y a aujourd'hui, dans nos hôpitaux, beaucoup de Vincent qui sont dans des situations dix fois pire que lui. Et les familles veulent que leur proche continue à vivre. Même le patient, quand il peut s'exprimer, veut continuer l'aventure de la vie. Il y a certes, des jours, des moments de dépression. A nous, personnel soignant, de les soutenir, on est là pour cela. Mais il nous faut un climat de confiance. »

 

Les médias avaient pourtant présenté Vincent Humbert comme étant soi-disant devenu aveugle et paraplégique à la suite d'un accident de voiture. Sa mère, Marie Humbert, lui avait injecté une dose de barbituriques qui l'a plongé dans le coma et le Dr Chaussoy avait alors décidé de débrancher le respirateur artificiel du jeune homme puis de lui administrer une dose de produit létal, entraînant son décès par arrêt cardiaque.

Le tribunal chargé de juger le cas Humbert avait alors prononcé un non-lieu.

La vérité finit toujours par se savoir.

Afin de contrer les chantres de la culture de mort il n'est pas inutile de rappeler que c'est Hitler qui fut le grand précurseur en la matière puisqu'il légalisa l'euthanasie  par un décret en 1939 instituant « l'habilitation de certains médecins à accorder la délivrance par la mort aux personnes qui, dans les limites du jugement humain et à la suite d'un examen médical approfondi, auront été déclarées incurables. »

Il est donc grand temps de se mobiliser pour défendre ce qu'il reste du droit fondamental à la vie inscrit dans la loi naturelle et même notre constitution.

Merci à Hervé Messager d'avoir enfin rétabli la vérité.