"Le divorce m'a tuer !"
Écrit par Paul Hamon   
16-12-2008

divorce2.jpgC'est le cri, inspiré de l'affaire Omar Raddad, que pourraient pousser nombre d'enfants aujourd'hui. Au sens figuré certes, mais aussi au sens propre. Et c'est de ce dernier que nous voudrions partir !

Lourd tribut des enfants payé à la rubrique fait divers

Depuis le début de l'été, l'actualité française a été chargée en matière de crimes de sang dont les mineurs sont victimes. Par pudeur, on n'en fera pas la liste ici ... Le « quota » a explosé, au point d'interpeller la grande presse. Mais, il est une constante que la dite grande presse n'a pas relevée. Elle est de l'ordre du tabou ! Et elle a inspiré le titre de cet article.

Le divorce des parents, une cause de mortalité pour les enfants !

Dans une importante proportion de cas (seule l'absence de tenue arithmétique des données nous retient d'écrire “écrasante”), ces crimes ont été commis sur des enfants dépourvus du cadre stable et sécurisant d'un foyer composé d'un père et d'une mère formant un couple uni. Au contraire, ces actes ont été souvent commis dans le cadre d'une famille mono-parentale, recomposée, pour ne pas dire décomposée ...

Et à regarder ce phénomène du côté des auteurs de ces crimes, il était frappant de constater deux choses : soit l'auteur est un marginal errant par là, ou encore un voisin, et le passage à l'acte révélait alors un défaut de surveillance des parents, en l’occurrence du parent en charge de la garde de l'enfant. Quand il n'y pas de père (situation la plus fréquente), l'enfant est fatalement moins encadré et moins protégé contre autrui.

Soit c'est même du sein du cadre familial que venait le meurtrier, en général le « beau-père ». Le beau-père justement, ce « père » par défaut, souvent attaché à la mère de l'enfant mais qui voit cet enfant comme un obstacle entre lui et la mère-concubine. A nouveau, le père, protecteur par réflexe sinon par nature, n’est plus là pour protéger l’enfant contre ce nouveau « père », voire même dans des cas de moins en moins extrêmes contre la mère complice.

Le divorce, plaie sociale

Il y aura toujours des assassinats d'enfants. Mais, l’invocation de la fatalité a des limites quand le drame prend de telles proportions. Il faut lucidement en rechercher les causes.

Le divorce est facteur de désintégration familiale (c’est son but, objectivement !), mais aussi sociale. Il a un coût pour la société, à travers ses membres les plus frêles, offerts aux prédateurs.

Des hommes politiques responsables, c’est-à-dire non démagogues, se doivent d’en tirer toutes les conséquences : campagnes de responsabilisation des adultes-parents potentiels, réglementation fiscale dissuadant de se séparer, interdiction du remariage après séparation et last but not least interdiction, progressive mais résolue, du divorce. Les écoles et les Eglises feraient bien d’éduquer en ce sens. Pour le bien de tous, de ceux qui croient au Ciel et de ceux qui n’y croient pas…


Et l’on ne parlera pas des aspects économiques de la question, soulevés récemment par une enquête du Secours Catholique qui a fait grand bruit : le modèle familial mono-parental est facteur de paupérisation… Ou quand misère morale et économique se rejoignent !