Identité nationale ou alter-mondialisme ?
Écrit par Georges Tartarin   
30-03-2007

A la suite des propos de Ségolène Royal sur le drapeau tricolore, les Verts se disent « catastrophés par la tournure nationaliste que prend la campagne » et « le repliement sur soi de la France ». Dans un communiqué récent cité par le Figaro du 29/03, ils « demandent à Ségolène Royal de reprendre rapidement les habits et l’ambition européenne ouverte et généreuse… ».

L’ambition européenne est tellement « ouverte et généreuse » que la France a perdu 4 millions d’emplois depuis 1974, date de l’abandon de la préférence communautaire. Dans un autre registre, comme l’analyse Maurice Allais, si la protection douanière avait continué à exister, chaque français aurait un revenu de 50% supérieur à ce qu’il est aujourd’hui. Voilà parmi tant d'autres quelques « bienfaits » de la politique européenne !

Les Verts se réclament de l’alter-mondialisme, qui n’est qu'une certaine forme de mondialisme, c’est-à-dire un abandon complet de la souveraineté nationale et le développement de sociétés pluriculturelles et pluriethniques. Cette utopie ne peut conduire qu’au désordre dont nous voyons les prémisses aujourd'hui.

Une politique chrétienne, c’est au contraire une politique respectueuse de l’identité nationale et favorable à une économie organisée selon le principe de subsidiarité : une Europe, oui, mais une Europe des patries.